Une fois de plus, notre journée fétiche n'est pas au calendrier. Mais attention, le prochain bissexte est en vue ! Nous avons bien observé les étoiles, la configuration des planètes, et réalisé de savants calculs pour aboutir à cette conclusion irréfutable (même Claude Allègre ne nous a pas contredit) : c'est pour dans un an, exactement !

Ça nous laisse juste le temps de nous secouer un peu, et de préparer notre prochaine campagne. Notre actuel président (rappelons que nous avons malheureusement échoué à occuper le poste) sera t-il plus sensible à notre argumentation que son prédécesseur ?

En attendant, une petite pensée pour tous les natifs du 29. Ils pourront peut-être trouver du réconfort dans la lecture d'un philosophe allemand du 18e siècle, Georg Christoph Lichtenberg, qui s'est fendu de "Consolations à l'adresse des malheureux qui sont nés un 29 février", publiées en français par M. José Corti que nous remercions.
Une petite citation : Un homme qui n’a d’anniversaire que tous les quatre ans, n’est pas comme les autres. Et quelqu’un qui n’a pas assez d’anniversaires dans sa vie, à bien des égards, ne me semble pas plus heureux que la gent la plus courante des pauvres diables qui ont trop de pères ; en effet, quoi de plus agréable pour l’immortel qui est en nous que de voir et même de goûter sous cape, et de sentir qu’à part lui d’autres de son espèce se réjouissent de ce qu’il existe et qu’il vive ?

J'ai pas tout compris (c'est quoi, avoir trop de pères ?), mais ça a l'air bien.

Ah oui ! Il a aussi écrit d'autres trucs pas mal, comme par exemple :

Ich danke dem lieben Gott tausendmal, dass er mich zum Atheisten hat werden lassen.
Qu'on pourrait traduire brièvement par : Je suis athée, Dieu merci !

et plein d'autres aphorismes sur la religion qu'on peut trouver ici.

On reste Charlie.