Interrogé hier par une journaliste de la Presse de Montréal (voir ci-dessous : les québecquois avec nous), je restais un peu sec à la question : "…et quel nom donner à ce nouveau jour férié ?". C'est effectivement un point crucial pour le succés de notre entreprise, auquel il nous faut apporter une réponse aussi rapide que percutante (les anglais ont d'ailleurs commencé à réfléchir à la question).

Première mesure : le camarade responsable de la cellule "construction de l'appareil idéologique du ML2902" a été destitué, ses biens lui ont été confisqués et il a été déporté en Picardie. Il est invraisemblable qu'il n'ait pas anticipé la question.

Ensuite, nous nous sommes intéressés à la liste existante des jours fériés français, en nous reportant au site du Ministère du travail que nous citons :

Les jours fériés sont les jours de fêtes légales énumérés par le Code du travail : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption (15 août), Toussaint, 11 novembre, 25 décembre

En dehors du fait que chacune possède bien une appellation particulière derrière sa date d'échéance (1er janvier/jour de l'an, etc.), on constatera la prééminence des fêtes religieuses (6 contre 5 fêtes profanes). Il est temps de rétablir l'équilibre, puisque l'Ascension a été réintégrée au calendrier des jours fériés.

Nous avons bien conscience que cet équilibre ne serait effectif qu'une année sur quatre. Aussi convient-il d'affecter au 29 février une charge symbolique forte, en ces temps où la frontière entre l'Église et l'État parait si mal surveillée.

29 février, fête de la laïcité nous parait répondre au cahier des charges. Il se situe en droite ligne de ce que nous écrivions le mois dernier. Il offre de plus une rime riche, ce qui est tout bénef.

Nous attendons vos réactions, ou contre-propositions.


dessin de Léandre paru dans Le Rire, 20 mai 1905.